Commotion cérébrale : Comment la reconnaître et la traiter ?

Il est évident que tous les sports présentent un risque de blessures. Cela est encore plus vrai lorsque l’on parle de sports d’équipe. D’ailleurs, la commotion cérébrale est l’une des blessures les plus fréquentes chez les sportifs.

Ce qui est alarmant, c’est que 1 canadien sur 2 ne possède pas ou très peu de connaissances à ce sujet. Encore pire, 1 canadien sur 4 ne connaît pas les procédures en ce qui concerne le traitement d’une commotion cérébrale.

Notons que, chaque année, on compte 20% à 40% des athlètes atteints d’une commotion cérébrale. C’est donc un traumatisme assez fréquent pour lequel les gens ne possèdent pas suffisamment d’informations. C’est pour ces raisons que nous jugeons essentiel de vous fournir les renseignements nécessaires pour traiter votre enfant lorsqu’il a subi un impact à la tête ou au corps.

Description

Beaucoup de gens croient à tort que les commotions cérébrales sont uniquement engendrées par un impact au niveau de la tête. Toutefois, un coup au corps ayant secoué brusquement la tête peut également être en cause. Il importe d’être très vigilant dans ce genre de situation.

Il existe différents signes et symptômes qui peuvent affecter les personnes atteintes d’une commotion cérébrale. Il est crucial d’y porter une attention particulière surtout si votre enfant à subit un choc physique dans les dernières heures ou les derniers jours. Ce type de blessure n’est pas à prendre à la légère, car sans suivi ni traitement adéquat, les conséquences pourraient être plus graves.

Symptômes

  • Maux de têtes ou sensation d’avoir une pression au niveau de la tête
  • Troubles de l’équilibre ou des étourdissements
  • Vision floue ou double
  • Sensibilité au bruit ou à la lumière
  • Se sentir déprimé
  • Confusion
  • Problème de concentration ou de mémoire
  • Nausées ou vomissements
  • Irritabilité

Traitement

Afin d’assurer un suivi et un rétablissement efficace, il importe de savoir comment reconnaître une commotion cérébrale, mais surtout comment la traiter. Voici quelques étapes à respecter qui permettront sans doute d’optimiser la guérison de votre enfant.

Consulter un médecin

La première étape consiste évidemment à consulter un professionnel de la santé. Celui-ci sera en mesure d’évaluer votre enfant et de vous donner ses recommandations en fonction de la gravité de son état. Vous pouvez aller voir votre médecin de famille, mais aussi un médecin à l’urgence ou dans une clinique médicale sans rendez-vous.

Consulter un chiropraticien ou un physiothérapeute est une autre option intéressante. Bien souvent, ces derniers ont suivi des formations en lien avec les tests à effectuer sur les patients possiblement atteints d’une commotion cérébrale. Ils pourront donc vous orienter avec leurs recommandations et vous référer à un autre spécialiste en cas de besoin.

Après avoir obtenu le diagnostic, vous devez en informer l’école de votre enfant afin que les personnes-clés soient au courant de la situation. De cette façon, l’entraîneur pourra obtenir l’information nécessaire concernant son joueur et mettre à jour son dossier.

Privilégier le repos

Immédiatement après la blessure, votre enfant doit limiter, dans la mesure du possible, les activités physiques et mentales. Le fait de continuer à jouer après avoir subi un coup violent durant une pratique ou une partie pourrait avoir d’importantes répercussions.

Bien sûr, votre enfant peut faire des activités plus calmes comme faire de la lecture ou du dessin en autant que celles-ci n’accentuent pas ses symptômes. Il est également recommandé de se reposer le plus possible durant 1 à 2 jours suivant la commotion cérébrale.

Le sommeil joue également un rôle important dans la guérison. C’est pour cette raison que 8 à 10 heures de sommeil sont recommandées. Évidemment, tout le monde est différent, mais dans la majorité des cas, les symptômes associés à une commotion cérébrale disparaissent dans les 14 à 21 jours suivants.

Bien s’alimenter

L’alimentation joue un rôle clé lorsque l’on se remet d’une blessure. C’est pour cette raison que votre enfant devra privilégier une alimentation saine et équilibrée. Le fait de donner au corps les nutriments dont il a besoin favorise la guérison.

L’hydratation est aussi un facteur important, car la déshydratation peut engendrer des maux de tête, et ainsi, accentuer certains symptômes causés par la commotion cérébrale.

Limiter le temps d’écran

Vous devez savoir que les écrans des appareils électroniques comme les téléphones cellulaires, les ordinateurs et les tablettes, mais également les téléviseurs sont susceptibles d’aggraver les symptômes d’une commotion cérébrale.

Ces appareils émettent de la lumière pouvant être éblouissante et contribue à stimuler le cerveau. De ce fait, il est préférable d’en limiter l’utilisation, du moins, durant les premiers jours surtout si votre enfant a des maux de tête, des étourdissements ou des nausées.

Reprise graduelle des activités

Selon les recommandations du médecin, ou d’un professionnel de la santé tel qu’un physio, chiro certifié, votre enfant pourra, graduellement, reprendre ses activités quotidiennes. Après quelques jours de repos, voire 1 semaine, votre enfant pourra commencer à faire des activités légères telles que la marche. Si son état le permet, il pourra recommencer à fréquenter l’école en effectuant des journées plus courtes ou en ayant une charge de travail plus légère pour débuter.

En général, environ une semaine après la commotion et si les symptômes ont pratiquement disparu, il sera possible de reprendre la plupart des activités quotidiennes comme suivre des horaires réguliers à l’école. Il ne pourra cependant pas recommencer le sport qu’il pratiquait ou tout autre activité pouvant entraîner une autre blessure à la tête. Si les symptômes réapparaissent durant une activité en particulier, votre enfant devra faire une pause et la reprendre plus tard.

Les activités régulières peuvent normalement être recommencées dans le mois suivant la commotion cérébrale si les symptômes ont complètement disparu. En ce qui concerne la pratique de sport, c’est le professionnel de la santé qui sera en mesure de vous indiquer la marche à suivre. Il pourra vous fournir ses recommandations afin que l’entraîneur de votre enfant établisse un plan progressif de retour au jeu.

Prévention

Évidemment, le risque zéro n’existe pas et les sports de contact font en sorte que les joueurs sont plus susceptibles de subir des impacts pouvant provoquer une commotion cérébrale. Il est aussi à noter que les personnes ayant subi une commotion cérébrale sont plus à risque d’en subir une autre.

Certaines mesures de prévention peuvent contribuer à réduire les risques, mais pas à les éliminer complètement. Par exemple, porter un équipement de sécurité adéquat et adapté au sport que votre enfant pratique comme porter un casque bien ajusté ou un protège-dents.

Dans le passé et encore aujourd’hui, on remarque que le taux de commotion suivant une blessure à la tête rapportée par les intervenants présents sur le terrain est bien inférieur au taux réel. Cela en est, entre autres, dû au manque de connaissance à ce sujet et à une mauvaise reconnaissance des symptômes. D’où l’importance de rester très vigilant si votre enfant se plaint de symptômes pouvant indiquer une commotion cérébrale à la suite de sa participation d’une pratique ou d’une partie.

Récidives des commotions

Comme mentionné plus haut, les personnes ayant subi une commotion cérébrale sont plus susceptibles d’être atteintes d’une autre commotion dans le futur. Cela peut s’expliquer de deux façons. D’abord, à la suite d’un choc à la tête, les temps de réaction peuvent être plus longs. Par exemple, les réflexes ne seront plus les mêmes et il peut y avoir une diminution du niveau d’attention.

Ensuite, une commotion cérébrale entraîne des modifications chimiques dans le cerveau. Cela crée un déséquilibre et rend le cerveau plus vulnérable aux dommages durant une période pouvant aller jusqu’à un an après l’incident. De ce fait, un impact léger pourrait engendrer une autre commotion.

Vous devez donc prendre en compte que ce n’est pas parce que votre enfant n’a plus de symptômes qu’il doit reprendre systématiquement son activité sportive. L’absence de symptômes ne signifie pas que la commotion est complètement guérie. En fait, le déséquilibre rendant le cerveau plus vulnérable peut persister durant plusieurs mois, voire années dans les cas les plus graves. Ainsi, une reprise prématurée du sport augmente le risque de récidives.

Tests cognitifs

Il existe différents tests cognitifs permettant d’évaluer les commotions cérébrales. Le test SCAT5 en fait partie. Il s’agit d’un outil d’évaluation des commotions cérébrales qui prend en compte l’équilibre, les symptômes et tout autre information concernant les blessures et les conditions associées à une commotion cérébrale.

Il y a également le test d’évaluation standardisée des commotions cérébrales qui est utilisé pour vérifier l’orientation, la mémoire immédiate, la concentration et la mémoire différée de l’athlète. Souvent, ce test est utilisé assez rapidement après l’incident pour vérifier l’état mental immédiat de la personne.

On retrouve aussi le test King-Devick. Celui-ci consiste à présenter différents chiffres sur des cartes qui seront lues par l’athlète. Il permet d’évaluer, entre autres, les mouvements des yeux, l’attention et le langage afin d’identifier les possibles déficits.

Les tests pré-saison peuvent être très pertinents à effectuer, car ils permettent d’évaluer les athlètes avant le début de la saison et d’obtenir des mesures de base. De ce fait, si une commotion cérébrale est suspectée durant la saison, une nouvelle évaluation sera effectuée. Les nouveaux résultats pourront alors être comparés avec les mesures prises avant la blessure. Ces tests peuvent comporter ceux mentionnés plus haut, mais aussi des tests informatisés, de performances sportives, etc.

Conséquences

Il est important de comprendre qu’un retour au jeu prématuré pourrait entraîner des conséquences à plus long terme. En effet, recommencer à être actif avant que le cerveau ne soit complètement guéri augmente le risque de subir des lésions cérébrales plus graves.

Les commotions cérébrales non guéries peuvent notamment engendrer des difficultés à se concentrer sur des tâches qui requièrent de l’attention comme lire un livre ou regarder la télévision. Elles peuvent aussi entraîner des problèmes d’équilibre et des troubles du jugement.

De plus, subir des commotions cérébrales à répétition, même si elles n’ont pas été diagnostiquées comme étant des commotions cérébrales, accroît le risque de développer éventuellement des maladies cérébrales dégénératives telles que la démence et la maladie d’Alzheimer.

Enfin, considérant que le cerveau connaît une forte poussée de croissance durant l’adolescence, les athlètes entre 12 et 17 ans ont plus de risques d’avoir des répercussions à long terme. Cela s’explique par le fait que la région du cerveau responsable de la mémoire de travail est plus fragile et plus sensible aux effets des commotions cérébrales durant cette période.

Notez qu’il est important de consulter un médecin lorsque vous soupçonner que votre enfant est victime d’une commotion. Les recommandations du médecin prône sur les conseils présentés dans cet article.

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